samedi 29 janvier 2011

Extrait de "La juste place de l’homme et son rôle sur Terre. Pour une nouvelle nomenclature des droits en vue d’un consensus planétaire."


« L’augmentation croissante de la population mondiale va contraindre l’homme à s’installer sur de nouveaux territoires qui étaient, jusque là, laissés vierges de son empreinte et de son impact, avec les conséquences sur les écosystèmes que cela engendrera. Or, l’accroissement de la population mondiale est-il compatible avec la diminution des espaces géophysiques habitables ? L’espèce humaine toute entière est-elle, d’ailleurs, toujours en mesure de se prendre en main et de s’interdire ce qui la mènera non seulement, à sa propre perte, mais aussi aux devants de la détérioration de tout ce qui l’entoure ?»
Phil.L.
30/01/2011

samedi 22 janvier 2011

Extrait de "La juste place de l’homme et son rôle sur Terre. Pour une nouvelle nomenclature des droits en vue d’un consensus planétaire."


Le décalage.

"Dans le schéma de la causalité de l'agir face à ses répercussions, il est une donnée inhérente au mode de fonctionnement de l'espèce humaine : l'immédiateté. L'appréhension de ce phénomène observable à très court terme est en corrélation avec la manière dont chaque humain construit sa vie.
Un acte, quel qu'il soit, entraîne nécessairement une réponse à son avènement, qui se manifeste sous la forme d'une conséquence. Entre ces deux moments, la mesure du temps qui les sépare semble observable, de sorte à entraîner une certaine immédiateté dans la réponse causale. Il y a comme un enchaînement qui n'implique ni la patience ni l'attente dans la réaction à venir.
L'immédiat, le court terme, sont inscrits dans l'illusion de "contrôle" en tout individu.
Or, qu'en est-il si les répercussions visibles et vécues de l'agir humain sur ce qui l'entoure - que ce soient sur les espèces de la biocénose dont il fait partie, les biotopes, les écosystèmes, la biosphère, la planète qui l'accueille... - ne correspondaient à son mode de conception ?
Le décalage orchestré dans la temporalité entre un acte et sa propre conséquence, empêche l'homme de réagir en temps et en heure, mais bien à contre temps.
Si l'on prend l'exemple des conséquences des gaz à effet de serre (GES). Ceux-ci sont émis à un temps zéro (T0) mais leurs effets ne seront observables que 30 ou 40 ans plus tard dans le temps (T30 ou T40) par rapport à l'émission initiale. Ainsi, à l'action de départ (T0) ne correspond pas une réponse dans l'immédiat à laquelle on pourrait imputer le lien de causalité et le concept de responsabilité.
Une nouvelle forme de conception et d'appréhension dans l'agir se dessine, celle de la compréhension et de l'imputation du décalage temporel. Néanmoins, l'homme se voit en difficulté quand il s'agit d'intellectualiser ce décalage, étant bien trop ancré dans ses habitudes de l'immédiat. Qu'en est-il alors de la responsabilité des actions humaines - qui demeure un facteur essentiel dans la prise de conscience - s'il s'agit d'envisager un tel décalage temporel ?
A chaque action, si sa conséquence se manifestait, d'une manière ou d'une autre, systématiquement selon une temporalité immédiate, l'homme agirait-il toujours tel qu'il l'a toujours fait ou remettrait-il en question la nature de ses actes ? Pour reprendre l'exemple cité, si les conséquences des émissions de GES se manifestaient systématiquement de manière immédiate à l'homme, continuerait-il à en émettre ou repenserait-il son mode de vie et de consommation ?
L’homme, de nos jours, a inscrit son esprit et son mode de vie dans une temporalité restreinte, à court terme, prônant l’immédiateté du tout de suite. De ce fait, on comprend mieux ses difficultés pour appréhender à moyen, voire à long terme, un décalage temporel dans la causalité et son effet visible. Néanmoins, la connaissance a mis à jour cette lacune. Pour autant, on assiste à une passivité dans la réaction de l'agir humain malgré le fait qu'il soit doué de la faculté d'avoir pu entrevoir ce phénomène et d'en mesurer ses conséquences. Ce qui était alors excusable n'a plus de raison d'être à présent."

Phil.L.
23/01/2011


jeudi 20 janvier 2011

"Clair de nuit" de Phil.L.

"Nuits de pleine lune...
Obscurité noire mise à nue au profit d'une blanche éclaircie,
Sous son manteau lumineux se révèlent vos pensées les plus sombres. Cauchemars, rêveries... Minuit sonne ! Mais où sont passées vos nuits?
Un songe, une envie... que le temps s'arrête tandis que vos paupières se ferment.
Le clair de nuit sera votre veilleuse une fois endormis..."

Phil.L.

20/01/2011

jeudi 6 janvier 2011

Extrait de l'essai "Le Mal-être" de Phil.L.


"La réponse, aucun esprit n'est capable de vous l'apporter un jour... mais il saura la reconnaître... pour peu qu'elle vienne du cœur."


Phil.L.

Le 07/01/2011

lundi 3 janvier 2011

Extrait de "La juste place de l’homme et son rôle sur Terre. Pour une nouvelle nomenclature des droits en vue d’un consensus planétaire." Phil.L.



"L’homme, cette espèce devenue si particulière au sein de la diversité des millions d’espèces vivantes peuplant la planète Terre, dont la plupart ne sont pas encore connues à ce jour, s’est dessiné un parcours atypique et un destin unique. Entité qui doit son existence et sa survie - à travers ce qu’elle nomme comme étant le temps - à un miracle pour certains, à une évolution pour d’autres, elle n’en demeure pas moins énigmatique quant à son identité réelle biologique et psychologique.

Seule espèce douée de facultés cognitives extraordinaires (dans le sens où elles ne sont pas ordinaires mais singulières, faisant de l’homme une espèce à part) grâce à une activité cérébrale dynamique et complexe, quelles soient conscientes ou non, volontaires ou non, l’homme possède un potentiel. Celui-ci (encore inconnu dans son intégralité et dans l’univers de tous ses possibles) lui a permis de se démarquer de toutes les autres espèces vivantes en l’érigeant au rang hiérarchique suprême, parmi les autres représentants de la biocénose (en écologie, c’est un ensemble d’êtres vivants de toutes espèces, végétales et animales, coexistant dans un espace défini, le biotope, qui offre les conditions extérieures nécessaires à leur vie) et même ceux des biotopes (aussi appelés milieux de vie relativement stables identifiés par un certain nombre de caractéristiques géologiques, géographiques, climatologiques tels que l’eau, le sol, l’air, la lumière, la température, qui vont déterminer les conditions de vie des êtres qui y vivront), qui était à son origine loin d’être acquis.

De nos jours, ce rang hégémonique sans précédent, il le proclame sans humilité, ce qui a pour conséquences de le rendre, à tort, seul maître et possesseur vis-à-vis des écosystèmes (ensemble des êtres vivants, c’est-à-dire la biocénose, et du milieu naturel dans lequel ils vivent, c’est-à-dire le biotope, constituant une unité écologique équilibrée), mais aussi de la planète toute entière. Il s’agirait, pourtant, de mieux le concevoir à la lumière non de son ego, dont la démesure est devenue croissante, sans cesse en progrès pour reprendre un concept qui est si cher à l’espèce humaine, mais au regard de sa place tolérée dans cet univers et plus précisément sur la planète qui l’a vu naître.

La vie sur Terre est le fruit d’un concours de circonstances inédites et favorables à celle-ci. Elle aurait tout à fait pu, à si peu de choses près, ne pas être, ne pas se réaliser, ne jamais advenir. Il en fut autrement. L’existence de cette espèce n’a été rendue possible que par un concours de circonstances - pour certains dues au hasard, pour d’autres répondant à un déterminisme s’appuyant sur un principe de causalité prédéfini, pour d’autres encore grâce à une intervention métaphysique quelconque (j’entends par ce terme ce qui est au-delà de la physique, du monde réel, concret, explicable et compréhensible pour faire court), et bien d’autres hypothèses encore - propices à l’apparition de celle-ci malgré tout.

Mon propos ne se portera pas sur cette réflexion, je laisse à d’autres la lourde responsabilité de se confronter à l’opinion divergente et aux querelles sans fin qui les opposent. Néanmoins, je m’essayerai à réfléchir sur une éventualité conceptuelle, qui s’appuiera sur l’homme, décidée et orchestrée pour et par celui-ci, tout en le replaçant à ce qui sera sa juste place dans ce monde où il habite, bien qu’il se soit évertué, non sans raisons, à l’oublier voire à le rejeter."

Phil.L.
Le 04/01/2011


dimanche 2 janvier 2011

Extrait de l'essai "Le Mal-être" de Phil.L.


"Savoir retranscrire ce pêle-mêle, la richesse et la pluralité de nos ressentis - typiquement humains - est un exercice de sensibilité. Une âme meurtrie est plus à même d'envisager et d'exprimer cette faculté."

Phil.L.
02/01/2011

Extrait de l'essai "Le Mal-être" de Phil.L.


"Une mélodie qui me colle à la peau, une ombre qui ne me quitte plus, une solitude pesante dans laquelle je m’engouffre, je me perds. A la recherche de ma place, de mon chemin, celui-ci semble s’éloigner de plus en plus, ma vision s’égare dans le brouillard de mon âme. Je ne distingue plus rien, le jour cède sa place à l’obscurité, on ne peut plus m’éclairer, ni même toi."

Phil.L.
Le 02/01/2011

jeudi 23 décembre 2010

Extrait de la nouvelle " La rose ou l'Eglantine", chapitre 5, Phil.L.

Chapitre 5 : C’est quand on s’y attend le moins…


"Suite à une brève énumération de noms, il en est un qui va retenir son attention à jamais. L’ami prononce l’auguste prénom…

Bouleversé, dans tous les sens du terme.

L’auteur n’en croit pas ses oreilles. Il se demande s’il n’est pas victime de ce phénomène psychosomatique qui est cette envie, inconsciente, d’entendre un mot et qui fait que l’organe - alors sous le joug de l'esprit - déforme la vibration émise, au point de faire transparaître le son souhaité. Il sollicite, par conséquent, la confirmation à son ami, tout excité par la nouvelle et désorienté en son cœur.

Ce n’est pas une erreur, il s’agit bien d’elle. Comment cela peut-il être possible ? Malgré la certitude des propos de l’ami, l’auteur ne peut y croire, cela ne se peut pas ! Elle, ici, bientôt…

Jusqu’au jour de l’actualisation de l’évènement, courant novembre de sa vingtième année, l’auteur ne se fera pas à l’idée qu’il soit... possible... qu’elle partage très prochainement le même espace géographique que lui.

Contre toute attente, c’est ce qui allait se passer. Le destin suit sa marche, le fil se déroule, la toile se tisse.

Nous y voici.

Vous aussi, lecteurs, vous devenez témoins de ce qui va se dérouler. Un dilemme se dessine. Je vous l’expose sans plus tarder.

S’il se décide à y croire, il encoure le risque émotionnel – jugé dès lors comme étant catastrophique - de la déception. Or, comment abandonner la raison - qui a toujours guidé son esprit - au profit d’une autre chose qu’il ne peut même pas qualifier ? Pire encore. S’il s’y refuse… les conséquences ne seraient-elles pas d’un dramatique des plus insupportables encore ?

Entre le moment de l’annonce de mon ami et la date de son anniversaire, tel fut le tourment qui occupa son esprit sans jamais le quitter, incapable d’y trouver la lumière salvatrice, tandis que les souvenirs faisaient surface, participant à l’effort de mémoire pour tenter de reconstituer son visage.

Le jour tant attendu - et à la fois tant redouté - se profile enfin à l’horizon. Mieux encore, c’est la nuit qui fait son apparition, sa complice de toujours, porteuse de l’étincelle du clair de lune qui parviendra à rendre lumineuses ces zones d’ombres, dissimulées profondément dans ce cœur agité.

Tout était fait, en apparence seulement, pour que ces deux êtres ne s'aperçoivent pas ce soir-là ; l’une venue de loin, l’autre prédisposé à honorer d’autres occupations pour l’occasion. Pourtant, deux êtres qui doivent se rencontrer, partager quelque chose de particulier ensemble, que rien ne peut séparer, trouveront toujours le moyen de réaliser leurs intentions, bien qu’à l’époque, ils ne connaissaient pas encore celles-ci, loin de se douter de ce qui allait se tramer.

Comment auraient-ils pu savoir ?

L’auteur arrive, en retard, sur les lieux du rendez-vous.

Il n’est pas seul. En effet, il est accompagné de sa petite amie avec laquelle il était depuis plus d’un an, et surtout, avec laquelle il vivait.

Tous ces éléments ont pour but de contribuer à une meilleure compréhension de l’extraordinaire dont était enrobée la situation alors.

Il finit par se décider à entrer dans la salle des fêtes, la peur au ventre, mais il ne faut pas la laisser transparaître à sa partenaire qui lui tient le bras. Il ne sait pas pourquoi, mais l’excitation commence à prendre l’ascendant sur l’appréhension.

Le chemin est long et aventureux pour celui qui ne connaît pas la route.

Perdu dans la masse, ne trouvant sa place parmi la foule, il se noie dans les visages inconnus, se rassure chaque fois qu’il parvient à en identifier un, il ne sait plus où donner de la tête.

Il y a tant de monde, me dis-je en moi-même, tous les âges y sont représentés, il semblerait que toutes les personnes conviées n’ont voulu, sous aucun prétexte, manquer cette soirée et ont tenues à y répondre par leur présence. A en croire mes yeux, elles avaient raison. C’est le plus impressionnant des anniversaires auquel je n’ai jamais eu l’occasion d’assister, surtout pour quelqu’un de la même année que moi.

Soudain, l’imprévisible et pourtant attendu se dresse devant mes yeux. Elle, mais oui c’est bien elle, ici, non loin de moi, proche même… L’auteur la fixe de loin, il ne peut s’empêcher de le faire bien que les questions, tout à coup, l’assaillent. "Va-t-elle me reconnaître ? Se souviendra-t-elle de moi ? Que faire ? La rejoindre et me présenter ? Et si elle ne me reconnaissait pas ?" Est-il seulement capable de surmonter l’angoisse de l’oubli ?

Tant de questions animent son cœur qu’il ne reconnaît plus, il avait fini par oublier jusqu'à son existence, tant il bat sans faiblir d’intensité à ce moment-là.

La peur l’emporte, le courage lui manque, il ne l’approche pas voire s’en éloigne. Il s’assied maintenant de l’autre côté de la salle, loin d’elle. Il réfléchit pourtant, se disant alors que trop de temps s’était écoulé entre la dernière fois où il l’avait vue et cette nuit incroyable qu’il était en train de vivre. Devenir l'acteur de sa vie, une idée étrange et périlleuse, se dit-il en lui-même.

Il brûle de la voir. L’approcher, lui parler coûte que coûte, mais comment ? Il n’est pas seul. Pourquoi est-il venu accompagné ? Il y a une raison à tout ça, ou plutôt, une explication. Tout à coup, une pensée plus inquiétante encore le traversa…

Et si elle se souvenait de moi ?"

Phil.L.

24/12/2010


mardi 21 décembre 2010

Extrait de la nouvelle " La rose ou l'Eglantine", chapitre 4, Phil.L.

Chapitre 4 : … mais l’espoir renaît.


"Cela n’arrive pas qu’aux autres.

Le roman de la vie est un livre que l’on ne peut traduire et le nom de son auteur en reste inconnu. Vous commencez cet ouvrage en cours de route, au hasard, essayant de vous imprégner de son contenu, de vous inclure dans sa progression qui ne vous attend pas. Mais quel est le sens de cet ouvrage ? A-t-il une fin voire une finalité ? Ce livre se termine-t-il lors de la compréhension de son sens par l’acteur d’une vie qui voit, comme déposé devant ses yeux, le roman de sa vie, écrit en une langue dont il a oublié la signification ?

Ce roman, cette écriture indéchiffrable, inintelligible à première vue, c’est la vie de l’auteur, ou plutôt, son sens profond et essentiel. Ce roman est écrit pour tout un chacun. Seulement, peu nombreux sont ceux qui en acceptent la lecture, bien moins encore ceux qui se donnent la peine de faire l’effort d’en saisir le sens. Pourtant, tout y est inscrit, mais l’homme ne le lit pas avec les yeux adéquats. Les yeux du corps ne sont qu’un artifice qui donnent accès au monde environnant, extérieur, ils sont insuffisants à la lecture du sens véritable de la vie intérieure.

Ecrit par un cœur rempli d’émotion, le roman de la vie de l’auteur n’est lisible que d’une seule manière, la seule qui soit, laissant de côté les yeux du corps, tout guidé qu’il fut par son cœur dont elle – son espoir – lui en délivra la clef. Lis en toi-même, tout y est inscrit comme gravé dans la pierre, il ne te suffit que d’y croire, d’y faire confiance et de trouver le courage en toi de le suivre. Le cœur, tel est l’unique auteur du sens caché de la vie. Pour ce qui est du reste, il ne devrait en être que l’acteur. Or, un bon acteur est celui qui se laisse guider par la voix de l’auteur afin d’être fidèle à son intention.

Après cinq années d’absence, d’espoir perdu face au triomphe des années qui se succèdent, ce prénom - qu’il ne s’agissait plus ni de prononcer ni de l’entendre remémoré un jour - réapparu des profondeurs de l’oubli. Ce prénom devenait peu à peu tabou, tant la peur de l’auteur, quant à son évocation, le précipita à ne jamais s’enquérir de ses nouvelles auprès des autres, bien qu’il en ait eu la possibilité, maintes et maintes fois.

Comment expliquer que son départ pour ce lieu géographique, si éloigné de lui, provoqua au plus profond de son être la terreur d’un adieu et non pas d’un au revoir ? Le lecteur pourrait-il comprendre son état émotionnel, convaincu déjà à l’époque du caractère particulier qu’elle représentait à ses yeux, voyant la promesse d’un avenir s’effacer devant lui sans qu’il ne puisse rien y changer, impuissant face à la fortune du destin qui lui semblait dès lors paradoxal ?

Le destin. On n’y croirait pas – comme c’était le cas, à l’origine, pour l’auteur – que déjà il s’empresserait de vous démontrer que vous faites fausse route. Ce n’est pas sous prétexte que l’on est incapable de le comprendre dans sa pleine lumière, à un moment donné, que jamais il n’en sera autrement. Les voies du destin sont parfois indéchiffrables, mais le temps aura raison de celui-ci. De l’obscurité qui enferme une absence de croyance en lui, la pénombre, peu à peu, jaillit comme pour annoncer la possibilité d’un éclaircissement de votre vie, grâce à l’explicitation ses intentions sur vos cœurs.

Le destin a voulu qu’elle s’éloigne cinq années consécutives de la vie de l’auteur sans nouvelle aucune. Tout ceci prendra bientôt tout son sens.

Imaginez l’effet que peut provoquer l’ouïe d’un prénom tant désiré mais hélas, oublié de votre vie, pour la première fois après tout ce temps ?

C’est une descente abyssale dans votre intériorité qui s’annonce. Votre cœur, qui jusqu’à présent se contentait d’émotions simples sans la moindre intensité, se réveille au son de son prénom, onde vocale qui brise le silence d’une vie jusqu’alors si bien réglée.

Un ami vous croise au hasard des rues pavées d’une ville qui ne vous connaissait pas. Il vous interpelle. Vous êtes surpris de le voir, surtout en cet endroit, mais vous êtes loin d’imaginer, pour autant, ce qui va advenir de cette rencontre qui se présente sous une apparence fortuite.

Votre ami vous invite à l’occasion de son anniversaire. Jusqu’ici, vous êtes au théâtre d’une discussion des plus ordinaires. Or, c’était sans imaginer que le destin était en train de prendre forme.

Sans savoir pourquoi, vous lui posez une question qui n’avait alors que la prétention de montrer un intérêt de courtoisie pour cette invitation. Etais-je seulement prêt à affronter ma propre question une fois mise à nue par sa réponse ? Comment aurais-je pu deviner ce qui allait en découler ?

— « Qui sera présent pour l'occasion ? »

Question anodine, insignifiante s’il en est, qui pourtant allait décider de la suite de votre vie.

Il faut garder à l’esprit que si cette question n’avait pas été soulevée, l’auteur ne se serait – très probablement - pas retrouvé sur les lieux de cet évènement encore à venir.

Néanmoins, la question est posée."

Phil.L.

21.12.2010

lundi 20 décembre 2010

Extrait de la nouvelle " La rose ou l'Eglantine", chapitre 3, Phil.L.

Chapitre 3 : Un être vous manque…

"Il est une absence que rien ne saurait remplacer ni combler, ce sentiment que quelque chose vous manque. Seulement voilà, vous êtes incapables d’exprimer la nature de ce vide ancré en vous, ce qu’il est.

Et pourtant, il est bel et bien présent par son absence.

Il se peut même que cela prenne du temps, beaucoup de temps même, avant que l’on se rende compte qu’il s’agissait bien d’un besoin, provoqué par l’absence de ce qui n’est plus présent. L’essence de celui-ci peut varier selon les individus ou les voies qu’empruntent vos vies. Pour l’auteur, ce besoin, traduit par son absence, est un individu, un visage, un nom appartenant à son passé, un souvenir qu’il ne peut que murmurer.

Elle est partie…

Loin, trop loin. Si loin qu’à son âge – il a alors entre quatorze et quinze ans – c’est à peine si le fait d’habiter de l’autre côté d’une même ville ne représente pas, pour lui, le bout du monde.

Mettez-vous à sa place.

Vous venez d’arriver, depuis quelques mois seulement, dans cette région de la France que l’on nomme la Drôme, et ceci après avoir déménagé une première fois auparavant du lieu où il est né, le Nord-Pas-de-Calais, tout en ayant fait étape durant six années en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Inconnu parmi les jeunes du même âge que lui, sans repère aucun, tout est à refaire, une fois de plus.

Il vous arrive alors une chose dont vous n’êtes pas en mesure d’estimer la valeur, tant on est insouciant à cet âge là – et c’est heureux – tout autant que désorienté.

Vous la rencontrez.

Premier regard. Sans comprendre pourquoi, votre poitrine se soulève et votre cœur se met à battre, tellement fort, que s’il se trouvait à ce moment précis une personne assez proche de vous, elle serait en mesure d’apprécier le rythme s’accélérant de celui-ci.

Que se passe-t-il ? L’auteur n’a jamais ressenti cela, il ne connaît pas ces sensations et pourtant, elles sont présentes en lui. Il ne prouve plus, il éprouve.

Son nom est mis à jour, prénom de fleur, c’est la première fois que vous entendez une pareille identité. Troublé, timide, heureusement elle ne vous regarde pas.

L’année passe, toujours, on n’en voit pas encore le bout que déjà on en distingue la fin. Une année envolée. Alors survient l’insoutenable. Elle doit partir, loin, trop loin.

La France hexagonale ne sera plus son foyer. La Polynésie Française vous l’a arrachée, l’auteur accuse sa défaite.

S’il avait eu plus tôt, à l’époque, l’écho futur de son départ à venir…

Elle quitte sa vie.

Un être vous manque pendant cinq ans et vous n’êtes même pas en mesure de pouvoir identifier, dès lors, la nature du manque, du vide qui pèse sur votre vie.

Elle vous manque, mais vous ne le savez pas encore."

Phil.L.

Le 21/12/2010

Extrait de la nouvelle " La rose ou l'Eglantine", chapitre 2, Phil.L.

Chapitre 2 : Ne jamais croire : "à mon âge la vie ne m’étonne plus".


"L’auteur a consacré la majeure partie de son temps à rechercher quelque chose, bien qu’il ne sût rien quant à la nature même de sa recherche.

Soudain, un jour, sans qu’il ne s’y attende, ce quelque chose lui fut révélé, quand bien même il demeurait – depuis longtemps déjà - nullement en mesure de recevoir la réponse à sa quête sans but prédéfini. Mais n’allons pas plus vite pour l’instant et commençons par ce qu’il est légitime d’appeler le point de départ, tout juste suivi de l’évènement déclencheur.

Il est réconfortant pour l’homme de se rassurer face à cette illusion que la raison saura triompher dans sa vie, lui donner sens, guider ses pas dès que les chemins du cœur lui paraîtront bien compliqués pour être empruntés. Bâtir sur ce fourvoiement ne laisse plus la moindre place à l’émergence d’un phénomène tel que celui qu’a vécu l’auteur, car la raison n’a plus de raison d’être, seul le cœur permet de l’appréhender. A trop négliger, confiner, ignorer son pouvoir - essentiel et unique - on s’en remet à l’inquiétude d’une inévitable incompréhension. Il demeure la source d’une existence pleinement vécue.

Le cœur, voici la clef par excellence.

Le récit que l’auteur va vous conter se déroule ainsi."

Phil.L.
21/12/2010

Extrait de la nouvelle " La rose ou l'Eglantine", chapitre 1, Phil.L.

Chapitre 1 : Ne jamais dire : « ça n’arrive qu’aux autres »


" Voici une phrase anodine. En apparences seulement. Elle recèle en son sein tant d’incompréhensions, de mystères, d’éblouissements, que celui qui tenterait – en vain – de comprendre ce phénomène ne se brûlerait les ailes que trop vite, l’homme n’étant pas préparé à vivre ces moments qui le dépassent.

Il n’est pas encore prêt ou plutôt, ne l’est plus.

L’invraisemblable, l’incroyable, ne sont autres que cette incapacité dont nous disposons à laisser place à ces choses de la vie qui nous bouleversent ou nous font, enfin, ouvrir les yeux. Des mots auxquels l’homme ne croit plus, il ne les envisage même plus comme possibles, ne faisant parties que de fabulations juvéniles dont il ne faut, sous aucun prétexte, tenir rigueur.

Pourtant, cela arrive.

Que faire alors ? Comment réagir ? L’homme a abandonné cette hypothèse de vie et ainsi, oublieux de son humanité passée, reniant cette sphère de l’improbable, il est dérouté devant le spectacle qui se présente à lui. Perdu, il ne peut plus trouver la réponse à ses questions. Aurait-il oublié que ce qui importe, ce n’est pas tant la réponse qui serait la plus adéquate face à une situation donnée, mais la manière dont il s’agit d’y faire écho ? Il n'entend plus - il écoute - la mélodie bercer son cœur qui, pour la première fois, se sent allégé comme si se présentait à lui l’unique raison de son existence en ce monde.

Or, quelle histoire vais-je vous raconter ?

C’est une histoire très simple, qui mérite néanmoins que l’on s’y intéresse malgré son apparence de banalité.

Ce récit, c’est celui d’une période de la vie de l’auteur. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de confessions à la Jean-Jacques Rousseau, ni même d’une autobiographie, mais plutôt d’une introspection portant sur une période courte en durée - à l’âge de vingt ans - mais riche en émotions."

Phil.L.

Le 20/12/2010

Extrait de "La rose ou l’Eglantine" de Phil.L.

"La nuit finalement sera à nouveau ma complice. Dans l’attente de ce moment si précieux, le jour cède sa place, dans une harmonie préétablie, à la majestueuse - reine parmi les reines - dont la pénombre dicte aux créatures, baignées de son charme, la volupté à venir où ne règne que la simplicité d’une vie qu’il ne s’agit plus de mettre au repos. Désir d’assouvir le moindre phantasme que fait surgir cette puissance obscure - et pourtant si éclairante - Nuit, viens embrasser ma plume encore une fois et guider ma main dans l’écriture de ce récit si pesant. Telle est l’histoire que je vais à présent vous conter."

Phil.L.
Le 20/12/2010

A l'abri de rien

« Souffle l’esprit de légende noire

Sur la Terre, en nos âmes, sans espoir,

Un conte de vice et de mépris,

Voilà le résumé de la vie des gens d’aujourd’hui.


Un secret bien gardé pendant longtemps

Pour ne pas troubler les enfants,

Mais quand la vérité surgit, place aux désillusions

Et à notre liberté, ce monde, nous le visitons.


Pour échapper aux remparts de la peur,

Pour voir que ceux qui nous ont précédés n’ont pas fait d’erreur,

Pour conclure au final que l’on ne gère rien,

Qu’au bout du compte on est seuls face au destin.


A l’abri de rien dans ce monde de néant,

Crainte de se perdre par nos sentiments,

Mais où se trouve donc la mesure de la folie ?

Ne peut-on vraiment pas savourer la vie ?


Comment faire pour un monde meilleur ?

Comment éviter de tomber dans le malheur ?

Pourquoi s’obstiner à nous détruire

Et ne pas s’aimer pour le meilleur comme pour le pire ? »

Phil.L

jeudi 9 décembre 2010

Dans l’attente de ton retour

« Une larme coule le long de mon visage qu’essuie le vent glacial du mois de novembre. D’où vient-elle ?

Une réaction - due au froid - fait jaillir ce liquide incontrôlé qui brûle ma peau. Amère pour être si salée, la marque de son parcours me réchauffe jusque dans mon cou… Quelle sensation contrastée.

Ce n’est pas encore l’hiver, mais on s’y croirait. Quoi d’autre ? Vous croyez ? Non, j’en doute. Une émotion ?

Mais laquelle ? Après tout, je suis un homme. C’est bien connu, un homme ne pleure pas ! C’est vrai. Pas devant toi. Quand tu n’es plus là. Trop tard.

Dehors c’est la transition des saisons.

Le calendrier ne se trompe pas, c’est l’automne. Et pourtant, il semble déjà avoir laissé place à la quatrième saison. Sans équivoque. D’ailleurs, l’oreille alerte lors de mes déplacements parmi la foule - la tête confinée dans les épaules, exhibant des visages disparus derrière des écharpes qui ne permettent plus d’identifier les passants, regrettant d’avoir oublié leurs bonnets - j’entends la plainte sempiternelle qui répète à l’unisson : « c’est l’hiver ! ».

Déjà ! Je frissonne. Mais où est passée mon année ? Je la maîtrisais pourtant si bien alors qu’elle débutait. Le temps de fermer les yeux, elle s’est envolée, devant moi. Comment la rattraper ? Jamais.

La lumière cède sa place à l’obscurité. L’heure, changée, raccourcit mes journées qui, toutefois, comptent interminablement autant d’heures. La pluie, le brouillard, le vent, le froid, le noir… Mais que se passe-t-il ?

L’attente.

Je l’espère. D’autres la redoutent. Elle n’arrive jamais quand je la souhaite, seulement quand elle le décide. Impuissant. Je ne peux rien faire, juste l’accepter. Qui donc ? Elle ? Non.

Je me concentre, vide mon esprit. Souviens-toi, tu n’y crois plus. Alors quoi ?

Mais oui, c’est ça. Quoi et non qui. Mes pensées à l’arrêt, ma tête glacée par ce froid brutal, j’ai tout mélangé. Ne pense plus à elle

Impossible.

L’enfance revient au galop, comme si elle s’était éloignée un jour. J’avais juste décidé de ne plus l’écouter, de la ranger, parfois avec soin, d’autres fois en l’offensant. Finalement, je n’ai rien oublié. Ni son parfum, ni sa promesse. Je m’égare. Le froid sans doute.

Quelle déception - tel un enfant - de s’apercevoir qu’aujourd’hui, une fois de plus, elle n’est pas là. La patience ne renferme de saveurs que dans l’assurance de la voir avec certitude ! Sinon à quoi bon ? Mais de qui parles-tu ? Arrête. Elle n’est plus là. Quoi ?

J’ai compris. Ne pas dire qui mais quoi ! C’est malgré tout si évident. Mais mon cœur me trouble. A peine évoquée, que dis-je, murmurée - car sans cela elle pourrait renoncer à sa fragile apparition - le sourire réapparait sur mon visage mais personne ne le distingue derrière mon écharpe. C’est alors que le temps ralentit, d’un seul coup il ne semble plus glisser entre mes doigts.

A tout moment.

La vie se réserve ce privilège de surprendre à chaque instant. Etre prêt. Mais une fois advenue, n’ai-je pas préféré la durée de l’attente, ce temps fuyant et porteur d’espoir ? Incapable d’apprécier ni l’avant, ni le pendant, encore moins l’après. Insatisfait à jamais.

La pluie se durcit dans le ciel. Est-ce pour aujourd’hui ou va-t-elle décliner, une fois de plus, son invitation ? A trop y croire, je ne m’y attends plus. A trop attendre, je n’y crois plus.

Chaque année, à la même période, je souhaite ton retour. Certains s’en plaindront. Peu importent. Je ne les écoute pas, le charme serait rompu.

Soudain, comme tombée du ciel, venue de nulle part, tu fais une timide apparition. Je ne te perçois pas encore que déjà je te devine. Ta silhouette se dessine tandis que mon cœur palpite. La joie, le sourire, la simplicité d’un sentiment - jadis éprouvé - qui renait avec la même intensité. Oui, c’est bien elle. Je le sens, je le sais.

Mais qui ? Quel est ce nom qu’il me tarde de scander ? Mieux encore, de fredonner du fait de l’avoir entendu être à peine prononcé ? Il résonne en moi, tel un chant de noël chez un enfant, émerveillé devant ses cadeaux, apportés par cet homme à la longue barbe blanche.

Blanche.

Cette couleur me rappelle ce beau manteau que tu portes à chacune de tes apparitions.

Tandis que l’obscurité de la saison voile ma vision, je te sens, tant ton souvenir, caressant ma peau, a laissé une trace à jamais fraîche et humide. Je vois tes prémisses, tu prends forme devant mes yeux. Je ne rêve plus ? Il s’agit bien de toi… Une lueur me permet de t’apercevoir. Tu n’as pas changée, restée la même, c’est tout ce que j’espérais.

Sur mes lèvres, grelottantes par ce froid qui semble s’être enfin conforté, les yeux remplis d’émotion, les mains ouvertes, on peut y lire ce qui, depuis si longtemps, n’a plus été énoncé…

Il neige. »

25/11/2010

Phil.L