dimanche 9 octobre 2011

A. Einstein et L. Infeld : L’évolution des idées en physique, tr. fr.Paris, 1963, pp.34-35.

Introduction :

Cet extrait de L’évolution des idées en physique d’Einstein et Infeld s’inscrit à la suite d’un rappel et d’un exposé des idées scientifiques sur la physique de ses prédécesseurs. Il s’agit pour Einstein de se mêler au mouvement d’évolution en s’opposant aux croyances de son temps tout en exposant sa conception de la science et plus particulièrement de la physique. Le thème majeur abordé par Einstein dans ce texte c’est la compréhension du monde et la volonté de lui conférer un sens. Pour cela, il va montrer que les « concepts physiques » naissent bien de l’observation sensible du monde extérieur mais ils s’enracinent aussi, pour une grande partie, de la faculté de l’esprit humain à créer ces concepts. On voit donc se poser le problème du double regard de l’homme sur la physique pour tenter de la comprendre : un regard occasionné par les yeux du corps (ou encore regard sensible), et un regard émanant de l’esprit qui crée librement. L’expérience semble jouer un rôle prédominant dans la connaissance du mécanisme du monde, tout autant que les « créations libres de l’esprit humain » pour Einstein. Or, auquel faut-il conférer la capacité d’éclairer l’autre ? En d’autres termes, lequel de l’expérience, c’est-à-dire des « impressions sensibles », ou de la pensée, énoncée dans « l’esprit humain », est à l’origine de la connaissance de la « vérité objective » ? L’expérience peut-elle faire l’économie de la pensée et « l’esprit humain » peut-il se passer des « impressions sensibles » ou bien sont-ils tous deux nécessaires à la possible compréhension du mécanisme du monde ?


Plan :

Découpage en 3 parties :

1) de la ligne 1 à la ligne 5 « (…) mais il n’a aucun moyen d’ouvrir le boîtier. ».

2) de la ligne 6 « S’il est ingénieux… » à la ligne 10 « (…) la signification d’une telle comparaison ».

3) de la ligne 10 « Mais le chercheur… » à la fin.

I. Les limites du monde extérieur et de nos sens dans notre compréhension du monde.

1) Thèse d’Einstein et critique du positivisme

2) L’effort de compréhension

3) La métaphore de la montre fermée

Transition : Là où les sens s’arrêtent, étant limités dans la compréhension du monde, l’esprit humain intervient par des « créations », par l’imagination. L’esprit, solution au problème ?

II. Les rapports entre l’image créée (la spéculation) et la réalité.

1) Hypothèse de l’ingéniosité de l’esprit humain

2) Le rôle de l’image

3) L’incertitude de l’homme

Transition : L’homme du commun et/ou l’homme ingénieux se trouvent confrontés à l’incertitude de leur méthode pour tenter de comprendre le monde. Qu’en est-il du « chercheur » ?

III. Mise en rapport de la connaissance et la représentation scientifique : la connaissance comme condition d’explication des « impressions sensibles ».

1) Méthode scientifique

2) « Impressions sensibles » et connaissance

3) « Vérité objective » opposée à la vérité subjective

Commentaire :

I. 1) La thèse d’Einstein se trouve aux deux premières lignes : « Les concepts physiques sont des créations libres de l’esprit humain et ne sont pas comme on pourrait le croire, uniquement déterminés par le monde extérieur. ». Cette thèse d’Einstein est riche en oppositions et en nouvelle conception dans la méthode scientifique. Einstein énonce dans cette thèse la définition de ce que sont les « concepts physiques » : ce sont « des créations libres de l’esprit humain ».

Le concept c’est une idée d’un objet conçu par l’esprit, permettant d’organiser les perceptions et les connaissances. Le terme « physique » renvoie ici à ce qui appartient à la nature, mais il faut aussi avoir à l’esprit que c’est la science qui étudie les propriétés générales de la matière et établit les lois qui rendent compte des phénomènes naturels. Ces « concepts physiques » sont des « créations libres de l’esprit humain ». Ces créations, du fait qu’elles sont « libres », ne dépendent donc de rien ni personne, n’étant pas limitées par quoi que ce soit car ce qui est libre n’est déterminé à agir que par soi-même, indépendamment de toute contrainte extérieure. Qui plus est, en tant que « créations », ce sont des inventions qui créent ce qui n’existait pas.

Ces « concepts physiques » ainsi définis par Einstein relèvent de l’activité intellectuelle de l’homme et cette considération s’oppose à la considération du temps d’Einstein : les positivistes. Einstein rappelle cette position en disant « uniquement déterminés par le monde extérieur ». C’est un grand jeu d’oppositions qu’Einstein entreprend avec les termes de « créations libres » pour celui-ci et de « déterminés » pour les positivistes, ainsi que « l’esprit humain » confronté au « monde extérieur ». Le déterminisme prôné par les positivistes annihile toute création, hypothèse et liberté en ce qu’il fixe les choses avec précision étant la cause des choses. Quant au « monde extérieur », c’est ce qui existe au-dehors de l’individu, par opposition à « l’esprit humain ».

La position positiviste (qui est déjà annoncée et définie par Einstein par les mots « déterminés » et « monde extérieur » reliés par le terme « uniquement », ce qui exclut toute autre conception) renvoie à ce que ses concepts et ses théories ne sont justifiées que dans la mesure où ils fournissent une représentation logique des relations entre les expériences des sens. Les positivistes se limitent aux seules réalités sensibles, niant l’existence de « réalités invisibles » : ils détournent la physique de spéculations vaines sur la nature des choses. Le positivisme n’est qu’un empirisme radical.

Pour mieux comprendre le positivisme, aidons-nous de la citation suivante : « En physique, nous avons affaire aux indications que la nature inanimée transmet à nos sens et qui s’expriment dans des observations et des mesures plus ou moins exactes. Ce que nous voyons, entendons, sentons, forme le donné immédiat, l’irréfutable réalité. », M.Planck, L’image du monde dans la physique moderne, Zurich, Gonthier, 1933, p.97.

Enfin, Einstein par un effet de style, montre la distance qu’il faut prendre avec la conception positiviste des « concepts physiques » en utilisant le conditionnel, « pourrait », et le terme fort de « croire », qui expriment un décalage par rapport à la réalité. Tout cela sert à Einstein dans son désir de prise de distance face à la conception de son temps et pour mieux faire entrevoir son projet.

Toutefois, cette thèse n’exclut pas le fait que certaines choses soient déterminées par le monde extérieur, et cela fait appel aux « impressions sensibles » de la ligne 12.

2) L’homme qui veut comprendre le monde se trouve contraint de faire un effort. En effet, Einstein écrivait dans un autre ouvrage, Conceptions Scientifiques, p.23, « l’éternel mystère du monde est sa compréhensibilité ». On commence alors à entrevoir la difficulté qui se pose à l’homme pour donner du sens au monde auquel il appartient. Afin d’expliquer cet « effort » de l’homme pour comprendre le monde, Einstein va le comparer, utilisant le terme « ressemblons » à la ligne 3, à celui qui « essaye de comprendre le mécanisme d’une montre fermée ». Cet « effort », cette difficulté de comprendre le monde est au mieux doublée d’un essai. Même dans la comparaison, Einstein montre que cette entreprise est difficile à réaliser voire impossible.

3) La métaphore de la montre fermée. Les métaphores sont une tentative d’explication qui permettent de mieux concevoir les idées avancées par l’auteur. Einstein compare d’abord le monde que l’homme « essaie de comprendre » au « mécanisme d’une montre fermée » à la ligne 4. Le monde, dans cette métaphore est un « mécanisme », notion très importante pour Einstein, car, pour filer la métaphore, comprendre le mécanisme de la montre fermée c’est concevoir l’ensemble des pièces qui entrent en jeu dans son fonctionnement, et le mécanisme du monde c’est son mode de fonctionnement. Le mécanisme du monde est comparé au mécanisme d’une machine, ici d’une montre, et la compréhension par l’homme de ce mécanisme lui permettra de comprendre le sens du monde.

Cette métaphore complète la thèse d’Einstein énoncée précédemment, selon laquelle il ne faut pas « uniquement » se satisfaire de ce qui est « déterminé par le monde extérieur ». Ici, le monde extérieur serait le « cadran », « les aiguilles en mouvement », « le tic-tac », ce qui est apparent, en surface, le « boîtier » de « la montre fermée ». Qui plus est, Einstein fait intervenir les sens de l’homme dans cette connaissance des choses extérieures : « il voit », ligne 4, « il entend », ligne 5. La métaphore est bouclée par Einstein en montrant que les seules choses qui sont apparentes en surface, qui sont données, saisies par les sens de l’homme, par ses impressions sensorielles, ne permettent pas d’entrevoir le mécanisme des choses, le mécanisme de cette montre qui reste fermée. L’homme ne fait que constater passivement les choses sans pour autant comprendre ce qui fait que les choses sont ainsi et non autrement. Einstein dit à la ligne 5 qu’il « n’a aucun moyen d’ouvrir le boîtier », les sens de l’homme ne permettent pas cette connaissance des choses en profondeur, cette possibilité de concevoir et de comprendre le mécanisme interne des choses.

Transition :

Tournant le dos à la conception positiviste de son temps, Einstein montre grâce à la métaphore de la montre fermée, les limites d’une telle vision de la physique. Cette limite pourrait se résumer dans ce « mais » à la ligne 5 qui montre à lui seul cette limite des capacités sensorielles de l’homme. Pour Einstein, à toute physique il y a un élément a priori qui n’est pas donné (par opposition au « monde extérieur ») par l’expérience de nos sens. La physique ne se définit pas qu’à partir des expériences, l’hypothèse joue un rôle important, c’est le rôle d’un élément théorique. « L’esprit humain » va intervenir dans la tentative de compréhension du monde. Or, est-il pour autant la solution à la limite sensorielle de l’homme pour comprendre le monde ?

II. 1) Suite au défaut de capacité engendré par les sens de l’homme, Einstein va analyser le statut de « l’esprit humain » confronté à la difficile tâche de rendre compréhensible le monde à l’homme, car il y a bien un contraste entre les faits ou phénomènes (en tant qu’ils sont ce qui apparaît à nos sens) de surface et la profondeur de la difficile compréhension fondamentale. L’intervention de l’esprit se fait au moyen de l’hypothèse formulée à la ligne 6 : « S’il est ingénieux… ». Cette hypothèse est à la fois une supposition d’Einstein et en même temps une nécessité pour l’homme pour poursuivre son but. On pourrait remplacer le « s’ » par la formule « à condition que ». Ce qui va suivre fera l’objet de cette hypothèse qui est la condition nécessaire de la compréhension.

L’hypothèse renvoie à ce qui n’est pas donné par l’expérience et qui relève de la fiction de l’esprit. Cette hypothèse suppose que l’homme soit « ingénieux », c’est-à-dire qu’il fasse preuve d’esprit d’invention et de créativité, ce qui fait écho aux « créations libres de l’esprit humain » de la ligne 1. Cette entrée en la matière est déterminante pour employer le mot positiviste, car elle annonce à elle seule ce qui va suivre : Einstein va traiter des facultés de création de l’esprit humain dans sa visée de compréhension du mécanisme du monde.

2) Le rôle de l’image. L’ingéniosité de l’esprit humain va émettre la possibilité de « former quelque image du mécanisme ». Cette action de « former » fait écho à une création, à la constitution de ce qui n’existe pas. Puisque ses sens ne lui permettent pas de voir le mécanisme des choses et de la montre fermée, c’est son esprit qui prend le relais en créant une « image », qui est la représentation mentale du mécanisme. Ne pouvant pas constater de ses propres yeux le mécanisme lui-même, ce qu’il est, l’homme ingénieux a recours à l’imagination qui se représente les choses – l’imagination étant la faculté de se représenter (en image) un objet absent -. Qui plus est, cette image du mécanisme qu’il aura créée, il la « rendra responsable de tout ce qu’il observe », ce qui veut dire que l’esprit humain prend le dessus sur l’expérience, sur l’observation par les sens du « monde extérieur ». Du latin respondere, se porter garant, l’image ainsi formée doit répondre de l’observation. On n’observe plus avec les yeux du corps mais avec ceux de l’imagination créatrice, de l’esprit.

3) L’image ainsi créée par « l’esprit humain » semble pouvoir rendre compte du mécanisme du monde. Pourtant, cette image amène l’incertitude de l’homme face au « mécanisme réel », car « il ne sera jamais sûr que son image soit la seule capable d’expliquer ses observations », ligne 7-8. En effet, il y a une infinité d’images possibles qui soient capables d’expliquer les observations du « monde extérieur ». Le nombre d’images est proportionnel au nombre d’hypothèses que l’esprit humain peut engendrer. Qui plus est, les observations que l’on fait du « monde extérieur » doivent être expliquées pour rendre le monde à la fois intelligible et compréhensible. Expliquer, du latin explicare, signifie déplier, dérouler : c’est faire comprendre ou faire connaître par un développement. C’est comme si le monde extérieur contenait son propre contenu qui doit être déplié par l’esprit.

Il y a une opposition entre l’image formée par l’esprit et le mécanisme réel, un certain décalage. L’homme ingénieux, ne connaissant pas le « mécanisme réel », n’est pas capable de « comparer », c’est-à-dire d’établir les ressemblances ou les différences qui existent entre l’image et le réel, il ne peut pas comparer le modèle (ou l’original) avec l’image (la possible copie).

Transition :

En faisant entrer la faculté de « l’esprit humain » dans la volonté de compréhension du monde et de son « mécanisme réel » vues les limites de la sphère sensorielle de l’homme, on pouvait croire que les expériences, les observations du « monde extérieur » allaient devenir compréhensibles à l’homme. Pourtant, cette sphère liée au réel aboutit à l’incertitude. La science comportant, comme une part constitutive, la liberté de l’esprit qui invente et crée, elle est par là même provisoire et incertaine. L’homme du commun et/ou l’homme ingénieux se trouvent confrontés à l’incertitude de leur méthode pour tenter de comprendre le monde. Qu’en est-il du chercheur ?

III. 1) Dans cet extrait, il est chose aisée de décrire la méthode scientifique d’Einstein. Tout d’abord, il s’agit d’un travail des sens chez l’homme, en observant le « monde extérieur » et en tirant de ces observations des « impressions sensibles ». Puis, après un travail des sens préalable sur le « monde extérieur », il s’agit de rendre compte de ces observations et de ces impressions en tentant de les expliquer par des « créations libres de l’esprit » par la formation d’images, les comparant avec le mécanisme réel. Telle est la représentation de la science pour Einstein. La science est descriptive et explicative, la physique est sensorielle et théorique.

2) La seule ingéniosité de l’esprit humain dans sa tentative de création d’images conduit les hommes dans l’incertitude. Il manque un ingrédient capital dans la démarche de compréhension du monde : la connaissance. Le chercheur, qui est cet homme de science, se trouve être confronté à deux croyances : la première énoncée à la ligne 10, par la formule paradoxale « croit certainement » et la deuxième à la ligne 13 « aussi croire ». Notre connaissance est construite sur nos croyances : le chercheur croit en l’importance de la connaissance en tant que système d’explication des rapports entre la pensée et les objets. C’est en effet indubitablement qu’il croit que plus ses connaissances seront nombreuses, plus « son image de la réalité deviendra de plus en plus simple et expliquera des domaines de plus en plus étendus de ses impressions sensibles. ». Il y a donc toujours pour le chercheur nécessité, par rapport à son projet, de prendre en compte l’existence de la réalité extérieure, la nature du processus de conceptualisation incarné par la connaissance, le lien des connaissances à l’observation et aux « impressions sensibles », ainsi que le critère de simplicité. La physique vise à être une image du monde que son développement s’avère orienté vers une formulation unitaire et fondamentalement simple, capable d’embrasser sans cesse une plus grande diversité des éléments du monde rendus dans l’expérience.

3) La deuxième croyance du chercheur concerne « l’existence d’une limite idéale de la connaissance ». La connaissance qui est pour le chercheur la condition d’explication des « impressions sensibles », le chercheur croit aussi qu’à cette connaissance il existe une « limite idéale », c’est-à-dire une borne qu’on ne peut pas dépasser qui possède une qualité à un degré parfait, perfection que l’esprit imagine. Cette « limite idéale », l’esprit humain a la capacité de l’atteindre. Cette « limite idéale », une fois atteinte par l’esprit humain, amène le chercheur à « la vérité objective ». En effet, la vérité étant la qualité de ce qui est vrai, ainsi que la conformité de ce que l’on pense avec ce qui est, la vérité n’est plus subjective, qualité de ce qui est mis dessous, ce qui se rapporte uniquement au sujet pensant, mais bien objective, qualité de ce qui est placé devant, qui a un caractère scientifique en tant qu’elle consiste en un accord avec la réalité, avec ce qui est. La connaissance à son plus haut degré de perfection permet l’homme et le chercheur d’accéder à la « vérité objective » ou autrement dit au « mécanisme réel ». Mais encore une fois, il ne s’agit que d’une croyance qui, même placée à un degré de certitude le plus élevé, n’est rien de plus que cette attitude consistant à tenir pour vraie une proposition mais sans posséder la preuve que cette proposition est bien vraie.

Conclusion :

Cet extrait d’Einstein se pose en opposition avec la pensée positiviste de son temps, en écrivant plus loin dans ce même ouvrage que « (…) de nos jours c’est un point de vue subjectiviste et positiviste qui l’emporte de façon excessive ». Le but de la science est, d’une part, la compréhension, aussi complète que possible, et la mise en relation des expériences sensibles dans toute leur variété, et, d’autre part, le parachèvement de ce but en employant un minimum de concepts primaires et de relations (en cherchant, autant que possible, l’unité logique dans l’image du monde, c’est-à-dire la simplicité de ses fondements.). Si l’origine de nos connaissances se trouve dans l’expérience, sans concepts cette connaissance serait vide : ils sont des conditions de la pensée. Ces concepts ne sont jamais directement issus de l’expérience et ne sauraient donc répondre à l’exigence requise par le critère strict des empiristes et positivistes. C’est dans l’expérience que se situe l’origine de la connaissance – en tant qu’elle est expérience des sens-, mais elle a besoin de concepts et autres libres créations de la pensée pour être éclairée. La compréhension du monde c’est la possibilité de mettre en ordre la totalité des expériences de nos sens par le moyen de la pensée, c’est-à-dire de l’opération de concepts et de création.

Phil.L

12 commentaires:

  1. aide sublime pour mon dm de philo merci !!!!!!

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  2. Merci de ce commentaire.
    Je suis heureux de vous avoir éclairé.

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  3. Splendide. Je vous remercie du fond du cœur pour cette très belle étude.

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  4. Vous êtes professeur ou élève ?

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  5. Merci et bravo! J'ai pu compléter mon explication de texte avec des choses auxquelles je n'avais pas pensé

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  6. C'est un plaisir de vous avoir aidé(e) !
    Tenez-moi informé de votre résultat 😊

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  7. 5 ans après votre travail reste toujours très utile, votre analyse, très fine et détaillée, m'a beaucoup aidé.
    Bravo !

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  8. Merci pour votre commentaire très apprécié !

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  9. Merci cela m'a beaucoup aidé pour mon explication de texte !!

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