mardi 31 mars 2009

Extrait de En un mot de l'ouvrage "D'un siècle à l'autre" de Philippe Lefebvre :

"L’homme face à son désir d’être à l’origine de ses actions et de ses projets. Son rapport à la contrainte extérieure : les lois positives, autrui, les mœurs, …

L’homme durant sa vie tente de trouver un chemin, une direction, un sens à celle-ci, et pour cela, il formule des souhaits et des projets qui donneront une visée à son inquiétude vitale. Or, ces projets, loin de pouvoir se réaliser pour la plupart, connaissent des limites en tant qu’il n’est pas à l’origine de leur réalisation, de leur mise en mouvement, il n’est que cet être qui les crée intellectuellement, qui les façonne dans son esprit et les propose, mais la décision ne lui incombe pas, il n’est donc qu’à l’origine spéculative et non pas à l’origine pratique. L’homme, dans sa volonté de réaliser ses projets, se voit être limité et dépendant de contraintes extérieures, dont autrui est le meilleur représentant ainsi que les lois positives. Nous ne nous occuperons pas des lois positives, je laisse cela à d’autres, mais du rapport entre l’individu et autrui dans la mise en mouvement de ses souhaits. L’autre est-il toujours une limite au passage de la théorie à la pratique ?

L’homme croit être à l’origine à la fois de ses spéculations intellectuelles mais aussi de la mise en action de celles-ci, ce qui n’est évidemment pas le cas et la notion qui, par excellence, le démontre, c’est celle de permission."

2 commentaires:

  1. Pourquoi croire être à l'origine ? Pourquoi ne pas être sur d'être à l'origine ? Alors qui est à l'origine ?
    Car ce que l'Homme fait cela ne commence pas par une réflexion avec lui même, n'est ce pas lui qui dirige sa vie.
    Alors qui ?

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  2. "L’autre est-il toujours une limite au passage de la théorie à la pratique ?"
    Par son jugement, par ses actes, l'Autre est à la fois limite et élan. Mais n'est il pas aussi une sorte de garde-fou, une protection, la réponse à la peur de l'échec ? Car sans tentative, on ne peux que se complaire dans son état actuel et il est plus aisé de le reprocher à l'Autre plutôt qu'à soi.

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